• Formes spectaculaires

    Cycle labyrinthique

    Ariane

Création le 22 novembre 2012

La Centrifugeuse – Université de Pau et des Pays de l’Adour

distribution

Mise en scène, chorégraphie et costumes : Richard Cayre /Interprète :Anne-Laure Lamarque. / Création Lumières: Guillaume Pons / Scénographie : R.C. / Conception graphique : Jean Marc Saint Paul

 

 

argument

Ne cherchez pas à comprendre ce solo, à saisir du sens.
Du sens il y en a bien sûr, mais ce n’est pas le plus important.
Pour tenter d’entrer en empathie avec Ariane, il faut accepter de se mettre dans l’état d’esprit qui est le sien, c’est à dire la dérive et la désorientation.
Aussi pouvez-vous ne pas lire les lignes qui suivent, sans que cela ne gêne la perception du solo.
Peut-être est-ce mieux ?

Sur le fond …
De tous les personnages liés au mythe du Labyrinthe, c’est la seule que le labyrinthe n’intéresse pas.
Pourquoi entrerait-elle dedans ? Pourquoi chercherait-elle à rencontrer la profondeur quand la surface lui convient si bien ?
Ainsi, elle se laisse porter au gré du courant, jouant autour du fil de sa propre existence, tantôt légèrement sous la ligne de flottaison, tantôt élégamment à peine au dessus.
Face à elle, porte du labyrinthe, une image.
Une icône peut-être ? Une énigme ?
Un portrait. Celui d’une femme.
Elle confronte son visage à celui du tableau, sa féminité au Féminin.

Sur la méthode…
Avant  Ariane, j’ai déjà travaillé sur des soli féminins. J’en ai beaucoup vu aussi, souvent chorégraphiés par des hommes.
A chaque fois, l’impression que j’ai est que, en tant qu’hommes, nous projetons sur le corps des danseuses un imaginaire masculin de la femme.
J’ai voulu partir de la perception qu’a Anne-Laure de sa propre féminité et de m’y tenir.
C’est un solo dont les racines sont dans son corps-même.

« Adolescente – chrysalide éternelle n’en finissant pas de s’enfermer dans un cocon protecteur et de le dévider sans cesse. Equilibre fragile, femme sur le fil. Sorcière enivrée dans les vapeurs de toxiques, demi-sœur du Minotaure enfermé derrière le mur, crédule amante de Thésée. Abandonnée. S’abandonnant. A qui ? A quoi ? Fuir une enfance, rêver le passé, changer de plan de conscience. Déesse lunaire offrant sa seconde virginité à Dionysos, quitter le haschich pour le vin. Monter dans le firmament pour y briller d’une lueur froide. Quitter le mythe pour retrouver la chair qui interroge le mythe. Dans le labyrinthe, rêver d’espaces ouverts, d’ailleurs, de temps autres. »


Richard CAYRE

partenaires

Soutien (Accueil Résidence) : Les Marches de l’été (Le Bouscat), Conservatoire de Danse de Bordeaux, Glob Théâtre (Bordeaux), Cie Ecrire un Mouvement (Pau), La Centrifugeuse (Pau), Théâtre Les Argonautes (Marseille)  .
La compagnie La Ligne De Désir est subventionnée par la Ville de Pau.

 

 

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